XXVIe Journée de Formation

Fabriquer des outils didactiques pour l’enseignement des langues : les enseignant.e.s de FLE entre artistes et artisans

 

Il y a plusieurs décennies et selon nombreuses méthodologies d’enseignement-apprentissage des langues, la publication de manuels d’enseignement a connu une forte expansion. En fonctionnant comme des organisateurs de l’apprentissage, ces manuels permettent aux enseignant.e.s de mieux comprendre les éléments à enseigner à différents niveaux et à penser à la progression des contenus. Ils permettent également aux apprenant.e.s de mieux situer leur apprentissage et d’avoir des repères pour organiser leurs études. Cependant, malgré l’importance et l’efficacité des manuels, les enseignant.e.s cherchent souvent à fabriquer des outils pour l’enseignement. Que ce soit pour combler des lacunes, pour dynamiser l’apprentissage ou simplement pour apporter du nouveau, non seulement pour l’apprenant.e mais aussi pour l’enseignant.e, il est assez courant que les enseignant.e.s utilisent d’autres outils dans leurs cours. Cette fabrication de « matériel pédagogique » témoigne d’une véritable activité d’artisan ou d’artiste chez les enseignant.e.s qui emploient leur créativité et leur savoir-faire pour « bien faire » leur travail d’enseignement. Lors de cette journée de formation, on s’intéressera à cette fabrication d’outils pour l’enseignement, en partant de textes littéraires, de genres de textes, d’aspects grammaticaux, d’éléments lexicaux ou simplement des difficultés des apprenants en vue de développer une réflexion sur cette question qui n’est pas souvent abordée, mais qui est au cœur des pratiques des enseignant.e.s de langues dans l’exercice de leur métier.

Venez nombreux !


Pour obtenir des informations, écrivez à l'email: pratiquesetreflexions@gmail.com

Inscriptions

Étudiants (licence, master, doctorat) et enseignants (tous contextes) - Choisissez votre catégorie d'inscription:

 

Une seule activité - atelier ou conférence : R$ 35,00

Deux activités – ateliers ou conférence : R$ 45,00

Trois activités – deux ateliers et une conférence : R$ 60,00

 

FORMULAIRE D'INSCRIPTION:

https://forms.gle/k424MfTcxtaeuHP46

 

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APPEL À COMMUNICATIONS

Avez-vous une recherche dans le domaine de l'enseignement-apprentissage du FLE? Voulez-vous partager votre expérience pratique concernant ce domaine? Nous vous invitons à présenter votre recherche/expérience.

 

FORMULAIRE D'INSCRIPTION:

https://forms.gle/9uKbhnjDLuR77JC39

 

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XIIe Journée de Formation Créativité et Enseignement du FLE

Depuis au moins l’avènement de l’approche communicative, mais bien avant dans le cas de certaines approches, on évoque l’espace de la salle de classe comme un lieu de communication réelle. L’emploi des documents authentiques et la proposition des jeux de rôle, incontournables à partir de cette période, en témoignent. Avec la perspective actionnelle, nous avons non seulement l’entrée des documents authentiques en salle de classe, mais la nature même des situations et des interactions en salle de classe qui doivent faire preuve d’authenticité. Il s’agit de savoir-faire, savoir-apprendre, savoir-être… voire « savoir-vivre » en langue étrangère, d’agir en tant qu’ « acteur social », pour reprendre les termes du CECRL (Conseil de l’Europe, 2001).
Cependant on oublie souvent que la salle de classe, par son statut et sa configuration, est un lieu de fiction par excellence. Comme nous le rappelle Cicurel (2011 : 55),
De l’interaction didactique, dont on a vu qu’elle avait une finalité sérieuse, utilitaire, s’exprimant par la volonté de partager des connaissances, voire de les imposer, on sera peut-être étonné de découvrir qu’elle puisse admettre une dimension fictionnelle.
En suivant le même raisonnement, Francine Cicurel (2011 : 55) souligne par la suite que,
- si d’un côté, il s’agit d’une interaction finalisée, cadrée, entre des interactants ayant à tenir des rôles sur lesquels pèsent les contraintes du cadre institutionnel et la représentation que chacun se fait de ses obligations ;
- d’un autre côté, du fait qu’il s’agit d’une langue à apprendre et que l’un des moyens d’enseigner/apprendre une langue est de reproduire des situations dans lesquelles cette langue est utilisée, on observe l’émergence de « pratiques imaginatives ». La communication didactique dans le cas de l’enseignement d’une langue convoque la dimension de l’imaginaire dans les productions langagières.
En effet, qu’il s’agisse de faire écrire ou de faire parler, comme nous le montrera José Carlos da Cunha, dans la salle de classe nous sommes toujours soumis à deux situations de communication (ou deux plans énonciatifs) incontournables : celle du contexte d’apprentissage, de la salle de classe, dans lequel l’apprenant assume le rôle d’apprenant qui est là pour apprendre une langue, poser des questions, faire des activités proposées par l’enseignant, etc. ; et celle du contexte auquel on fait référence, celui qui est l’objet d’apprentissage, qu’il s’agisse de faire comme si, dans un jeu de rôle, ou de faire agir véritablement, comme l’on prétend dans la perspective actionnelle. Justement, comme le souligne Cicurel (2011 : 65) : « faire comme si, imiter, avoir recours à des artifices imaginaires sont des moyens que l’on peut mettre au service de l’apprentissage ». Autrement dit, selon cette auteure, lors de l’enseignement d’une langue étrangère, des situations quotidiennes sont configurées par le biais de fictions (Cicurel, 2011 : 65).
Lors de notre XIe Journée de Formation : La classe de FLE : espace de fiction ou de réalité ?, c’est justement ce paradoxe, si vivant dans nos pratiques de salle de classe, que nous aimerions aborder et mettre en discussion.

Venez tous participer à ce débat… réel !

Bibliographie :
Cicurel, Francine. (2011). Les interactions dans l’enseignement des langues : Agir professoral et pratiques de classe. Paris : Didier.

Conseil de l’Europe. (2001). Cadre Commun Européen pour les langues. Paris : Didier.