30e Journée de Formation

Les émotions et les affects dans l’enseignement-apprentissage du FLE

 

Pour le 30e anniversaire de la Journée de formation, nous aborderons une thématique centrale dans l’enseignement-apprentissage des langues, même s’il ne s’agit pas, pour ainsi dire, d’une composante disciplinaire du domaine de la Didactique des Langues : le rôle de l’émotion et des affects dans l’enseignement-apprentissage.

Or, nous le savons toutes et tous, les émotions et les affects ont un impact significatif sur la manière dont on apprend, y compris quand il est question d’une langue étrangère, que ce soit sur la motivation, la mémorisation, l’aisance, la désinhibition, l’expérience vécue, entre autres. Ainsi, les apprentissages – et le développement qui peut en découler – sont profondément influencés par les affects et les émotions qui sont suscités dans le cadre de l’expérience d’apprendre quelque chose, dont la langue étrangère. C’est ce qu’on peut constater du côté des apprenantes et apprenants.

Cependant, on peut également réfléchir au rôle des émotions et des affects du côté des enseignant-e-s qui exercent leur métier. En fait, le travail d’enseignement est profondément marqué par les émotions et les affects qui interviennent à plusieurs niveaux : vis-à-vis des relations interpersonnelles qui caractérisent le travail de l’enseignant-e, par rapport à la subjectivité impliquée dans cette activité de travail, en lien avec l’expérience vécue de l’enseignant-e et de son histoire dans ce métier, à l’égard des orientations officielles et prescriptions de la profession. Autrement dit, en préparant les cours, en discutant avec des collègues, en interagissant avec les élèves, la coordination, la direction, en donnant des cours, en corrigeant les copies… à tout moment le travail enseignant est traversé par les émotions et les affects qui laissent des traces dans l’activité et dans l’expérience vécue de l’enseignant-e.

Dans cette journée de formation, nous allons nous intéresser à la question des émotions et des affects dans l’enseignement et dans l’apprentissage du FLE, en l’examinant du point de vue des apprenant-e-s et des enseignant-e-s à travers une conférence et des ateliers sur les jeux, les activités ludiques, la prononciation, la formation à l’enseignement, etc.



Venez nombreux / nombreuses !



12/06/2026


Faculté de Lettres (Av. Prof. Luciano Gualberto, 403 - Butantã, São Paulo - SP, FFLCH/USP)


Pour obtenir des informations, écrivez à l'email: pratiquesetreflexions@gmail.com


Organisé par Eliane Gouvêa Lousada, Emily Caroline da Silva et Renata Tonini Bastianello

Inscriptions

Étudiants (licence, master, doctorat) et enseignants (tous contextes) - Choisissez votre catégorie d'inscription:

 

Étudiant(e)s à la licence : R$15,00

Étudiant(e)s au master et au doctorat : R$50,00

Enseignant(e)s de FLE : R$80,00

Enseignants des Cursos Extras, Français Partout et réseau public (y compris CEL et CELP): gratuit (joindre un justificatif)

 

FORMULAIRE D'INSCRIPTION : https://forms.gle/TqjgqCxqeB4XR5G88

 

Obs: La valeur reçue est destinée au paiement de la pause café, qui sera offerte à deux moments, matin et après-midi, et du cocktail. Étant donné que le calcul du nombre d'inscrits est utilisé pour définir à l'avance la quantité de produits commandés, il n'est pas possible de rembourser la valeur payée.

Pour obtenir des informations, écrivez à l'email: pratiquesetreflexions@gmail.com

XIIe Journée de Formation Créativité et Enseignement du FLE

Depuis au moins l’avènement de l’approche communicative, mais bien avant dans le cas de certaines approches, on évoque l’espace de la salle de classe comme un lieu de communication réelle. L’emploi des documents authentiques et la proposition des jeux de rôle, incontournables à partir de cette période, en témoignent. Avec la perspective actionnelle, nous avons non seulement l’entrée des documents authentiques en salle de classe, mais la nature même des situations et des interactions en salle de classe qui doivent faire preuve d’authenticité. Il s’agit de savoir-faire, savoir-apprendre, savoir-être… voire « savoir-vivre » en langue étrangère, d’agir en tant qu’ « acteur social », pour reprendre les termes du CECRL (Conseil de l’Europe, 2001).
Cependant on oublie souvent que la salle de classe, par son statut et sa configuration, est un lieu de fiction par excellence. Comme nous le rappelle Cicurel (2011 : 55),
De l’interaction didactique, dont on a vu qu’elle avait une finalité sérieuse, utilitaire, s’exprimant par la volonté de partager des connaissances, voire de les imposer, on sera peut-être étonné de découvrir qu’elle puisse admettre une dimension fictionnelle.
En suivant le même raisonnement, Francine Cicurel (2011 : 55) souligne par la suite que,
- si d’un côté, il s’agit d’une interaction finalisée, cadrée, entre des interactants ayant à tenir des rôles sur lesquels pèsent les contraintes du cadre institutionnel et la représentation que chacun se fait de ses obligations ;
- d’un autre côté, du fait qu’il s’agit d’une langue à apprendre et que l’un des moyens d’enseigner/apprendre une langue est de reproduire des situations dans lesquelles cette langue est utilisée, on observe l’émergence de « pratiques imaginatives ». La communication didactique dans le cas de l’enseignement d’une langue convoque la dimension de l’imaginaire dans les productions langagières.
En effet, qu’il s’agisse de faire écrire ou de faire parler, comme nous le montrera José Carlos da Cunha, dans la salle de classe nous sommes toujours soumis à deux situations de communication (ou deux plans énonciatifs) incontournables : celle du contexte d’apprentissage, de la salle de classe, dans lequel l’apprenant assume le rôle d’apprenant qui est là pour apprendre une langue, poser des questions, faire des activités proposées par l’enseignant, etc. ; et celle du contexte auquel on fait référence, celui qui est l’objet d’apprentissage, qu’il s’agisse de faire comme si, dans un jeu de rôle, ou de faire agir véritablement, comme l’on prétend dans la perspective actionnelle. Justement, comme le souligne Cicurel (2011 : 65) : « faire comme si, imiter, avoir recours à des artifices imaginaires sont des moyens que l’on peut mettre au service de l’apprentissage ». Autrement dit, selon cette auteure, lors de l’enseignement d’une langue étrangère, des situations quotidiennes sont configurées par le biais de fictions (Cicurel, 2011 : 65).
Lors de notre XIe Journée de Formation : La classe de FLE : espace de fiction ou de réalité ?, c’est justement ce paradoxe, si vivant dans nos pratiques de salle de classe, que nous aimerions aborder et mettre en discussion.

Venez tous participer à ce débat… réel !

Bibliographie :
Cicurel, Francine. (2011). Les interactions dans l’enseignement des langues : Agir professoral et pratiques de classe. Paris : Didier.

Conseil de l’Europe. (2001). Cadre Commun Européen pour les langues. Paris : Didier.

APPEL À COMMUNICATIONS

Avez-vous une recherche dans le domaine de l'enseignement-apprentissage du FLE? Voulez-vous partager votre expérience pratique concernant ce domaine? Nous vous invitons à présenter votre recherche/expérience.

 

FORMULAIRE D'INSCRIPTION:

https://forms.gle/9uKbhnjDLuR77JC39

 

Pour obtenir des informations, écrivez à l'email: pratiquesetreflexions@gmail.com